<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rdf:RDF xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns="http://purl.org/rss/1.0/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel rdf:about="http://groupe.janet-baker.gayattitude.com/"><link>http://groupe.janet-baker.gayattitude.com/</link><title>Janet's lovers</title><description>Janet's lovers</description><language>fr</language><webMaster>webmaster@gayattitude.com</webMaster><lastBuildDate>Fri, 21 Mar 2008 01:59:54 +0100</lastBuildDate><pubDate>Fri, 21 Mar 2008 01:59:54 +0100</pubDate><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.gayattitude.com/" /><items><rdf:Seq><rdf:li rdf:resource="http://blog.apax.gayattitude.com/20080309193959/-soutine-un-eblouissement-ii-de-quelques-natures-mortes/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.apax.gayattitude.com/20080302190809/-soutine-un-eblouissement-i-de-quelques-portraits/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.apax.gayattitude.com/20080228022955/-paris-21-24-fevrier-08-moments/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.apax.gayattitude.com/20080220202401/-aujourd-hui-20-fevrier-2008/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.apax.gayattitude.com/20080208172721/-ou-l-on-decouvre-tardivement-lolita/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.apax.gayattitude.com/20080127180709/-pierre-et-jean/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.apax.gayattitude.com/20080123183217/-l-instant-n-en-finit-pas-ii/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.apax.gayattitude.com/20080118214001/-l-instant-n-en-finit-pas-i/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.apax.gayattitude.com/20080106000007/-samedi-5-janvier-2008/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.apax.gayattitude.com/20080102153529/-mercredi-2-janvier-2008/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.apax.gayattitude.com/20071228211201/-sur-4-autoportraits-de-courbet-iv/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.apax.gayattitude.com/20071224193738/-lundi-24-decembre-2007/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.apax.gayattitude.com/20071221221259/-sur-4-autoportraits-de-courbet-iii/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.apax.gayattitude.com/20071214221922/interieur/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20071214001735/ca-calme/" /></rdf:Seq></items></channel><item rdf:about="http://blog.apax.gayattitude.com/20080309193959/-soutine-un-eblouissement-ii-de-quelques-natures-mortes/"><title>[Apax]   SOUTINE,  UN  EBLOUISSEMENT  II  :  DE  QUELQUES  NATURES  MORTES </title><description>





Quand je regarde une oeuvre de Soutine, je saisis qu'il peint avant tout avec toute sa force, ce qui passe par ses mains,  - avec toute son intelligence, ce qu'il a retenu de sa formation à Vilnius, mais surtout avec ce bouillonnement émotif qu'ont laissé en lui les toiles contemplées au Louvre, comme les Autoportraits  de Rembrandt ou son  Bœuf écorché, ou  la Raie  de Chardin.

Il peint avec ses tourments,  - les souffrances physiques et les humiliations qu'il a subies durant son enfance dans le shtetl de Smilovitchi,  - mais aussi avec cette violente énergie qui l'a aidé à surmonter le désespoir de ces moments, et la faim quand il arrive à Paris.

Il avait coupé les ponts avec son passé, il s'adonnait entièrement à la peinture. Et cette ardeur rougeoie comme de la braise dans toutes ses toiles.

Rien d'étonnant que le rouge embrase sa peinture : rouge de l'habit des  Grooms, de la soutane des Enfants de Chœur, de la robe de certains modèles. Rouge aussi des tulipes ou des glaïeuls, ou des tomates qui se mêlent aux viscères de  la Raie .






C'est surtout le rouge du sang qui coule, celui des  tueries  de toutes sortes, dont les animaux saignés peuvent être des métaphores,  - ces  Carcasses de bœufs  ou ces quartiers de moutons, ce lapin écorché dont la chair irise sur une serviette blanche, ces  Volailles  pendues aux plumes ébouriffées, comme si les ailes s'agitaient dans une ultime convulsion, ou ce  Dindon  déplumé, aux deux pattes raides recroquevillées, qui semble se balancer, pendu :  boucherie  où l'être vivant a été mis à mort dans la violence.






Or si l'on regarde toutes ces chairs à vif, on reste ébloui par les rutilences de la peinture, ponctuations de rouge rubis, précieux filaments de vermillon, martelage de bleu de Prusse. Rien de décoratif dans tout cela : il s'agit pour Soutine de  rendre  ce qu'il voit. La richesse de son expressionnisme vient de son exigence à rendre le réel d'abord, mais c'est sa contemplation et son émotivité qui  transfigurent  toutes ces chairs mortes : leurs teintes s'embrasent,  - deviennent flamboiements de pierres précieuses broyées, éclats de couleurs.





Comme si la fièvre et le travail acharné de l'artiste opéraient la  rédemption  de tout ce carnage.


</description><content:encoded><![CDATA[<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/p/apax/20080309-188173915547d428745cc34.jpg" width="628" height="515" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Quand je regarde une oeuvre de Soutine, je saisis qu'il peint avant tout avec toute sa force, ce qui passe par ses mains,  - avec toute son intelligence, ce qu'il a retenu de sa formation à Vilnius, mais surtout avec ce bouillonnement émotif qu'ont laissé en lui les toiles contemplées au Louvre, comme les <I>Autoportraits </I> de Rembrandt ou son <I> Bœuf écorché</I>, ou <I> la Raie </I> de Chardin.<br />
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Il peint avec ses tourments,  - les souffrances physiques et les humiliations qu'il a subies durant son enfance dans le shtetl de Smilovitchi,  - mais aussi avec cette violente énergie qui l'a aidé à surmonter le désespoir de ces moments, et la faim quand il arrive à Paris.<br />
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Il avait coupé les ponts avec son passé, il s'adonnait entièrement à la peinture. Et cette ardeur rougeoie comme de la braise dans toutes ses toiles.<br />
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Rien d'étonnant que le rouge embrase sa peinture : rouge de l'habit des <I> Grooms</I>, de la soutane des <I>Enfants de Chœur</I>, de la robe de certains modèles. Rouge aussi des tulipes ou des glaïeuls, ou des tomates qui se mêlent aux viscères de <I> la Raie </I>.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/p/apax/20080309-46542247347d4289e4e6ae.jpg" width="650" height="538" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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C'est surtout le rouge du sang qui coule, celui des <I> tueries </I> de toutes sortes, dont les animaux saignés peuvent être des métaphores,  - ces <I> Carcasses de bœufs </I> ou ces quartiers de moutons, ce lapin écorché dont la chair irise sur une serviette blanche, ces <I> Volailles </I> pendues aux plumes ébouriffées, comme si les ailes s'agitaient dans une ultime convulsion, ou ce <I> Dindon </I> déplumé, aux deux pattes raides recroquevillées, qui semble se balancer, pendu : <I> boucherie </I> où l'être vivant a été mis à mort dans la violence.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/p/apax/20080309-46025629647d4291c31c06.jpg" width="374" height="500" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Or si l'on regarde toutes ces chairs à vif, on reste ébloui par les rutilences de la peinture, ponctuations de rouge rubis, précieux filaments de vermillon, martelage de bleu de Prusse. Rien de décoratif dans tout cela : il s'agit pour Soutine de <I> rendre </I> ce qu'il voit. La richesse de son expressionnisme vient de son exigence à rendre le réel d'abord, mais c'est sa contemplation et son émotivité qui <I> transfigurent </I> toutes ces chairs mortes : leurs teintes s'embrasent,  - deviennent flamboiements de pierres précieuses broyées, éclats de couleurs.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/p/apax/20080309-147818828247d429e2bdb5e.jpg" width="417" height="650" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Comme si la fièvre et le travail acharné de l'artiste opéraient la <I> rédemption </I> de tout ce carnage.<br />
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]]></content:encoded><link>http://blog.apax.gayattitude.com/20080309193959/-soutine-un-eblouissement-ii-de-quelques-natures-mortes/</link><dc:creator>Apax</dc:creator><dc:date>2008-03-09T19:39:59+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.apax.gayattitude.com/20080302190809/-soutine-un-eblouissement-i-de-quelques-portraits/"><title>[Apax]   SOUTINE,  UN  EBLOUISSEMENT  I  :  DE  QUELQUES  PORTRAITS</title><description>

On voit tout de suite que Soutine est un peintre visionnaire, comme Rembrandt, Van Gogh, ou Bacon : il sait voir, et sa vision s'exprime dans la peinture avec toute sa puissance intérieure.

Ce qui frappe, c'est la force des couleurs, leur raffinement, les rapports complexes qu'elles ont entre elles, et qui créent des tonalités uniques (c'est pourquoi les reproductions photographiques des tableaux de Soutine, hélas, n'ont pas grand-chose à voir avec la réalité de sa peinture).

Sa touche est d'une liberté absolue et d'une intelligence surprenante dans la saisie du réel, qu'il peigne les objets d'une nature morte, un lapin dépouillé, l'air agité d'un paysage.

Mais c'est sûrement dans la représentation de la figure humaine que son génie éclate. Dans l'Autoportrait au rideau (c. 1917, 72.5 x 53.5, Collection privée) on reste effaré devant la subtilité des touches colorées et leur précise répartition (rappelant Cézanne) qui construisent ce visage au regard de bête traquée.

Dans La Folle (c. 1919, 87 x 65.1, Collection privée) le corps de la femme semble se recroqueviller sur un concentré de bleus somptueux figurant sa robe et reliant son visage poignant (fait de fines petites touches de couleurs claires qui animent ses traits) aux deux mains naïvement posées sur les genoux.





La diversité créatrice de Soutine se manifeste dans un autre portrait de la même année, La Femme en vert  (c. 1919, 73 x 54, Collection privée) en total contraste avec le précédent : l'artiste y saisit l'élégance, l'aisance de cette femme au vêtement moderne, sorte de pull à col ouvert et à la chevelure libre sous un petit chapeau noir. Comme pour les autres portraits, le fond est neutre, mais superbement travaillé de couleurs et de touches contrastées : à gauche des rouge-brun, à droite du vert réchauffé d'ocres.





Autant par l'empathie que par l'intelligence, Soutine saisit immédiatement la personnalité du sujet qu'il peint,  - et la traduit avec l'éclat de ses couleurs et, tout comme Rembrandt, avec la vigueur de sa touche.

Bacon (qui avait une grande admiration pour Soutine) procédera assez semblablement dans ses portraits : c'est par la matière picturale, par le geste plus ou moins nerveux qui l'applique sur la toile,  - c'est par la touche de son pinceau que l'artiste atteint à l'individualité du sujet et peut en donner une image.  

On aperçoit la parenté de Bacon avec Soutine tout particulièrement dans  Grotesque  (c. 1922-23, 81 x 45, Musée d'Art moderne de la Ville de Paris)  - un autoportrait bouleversant. J'ignore si le titre est de Soutine. Si c'était le cas, il exprimerait une autodérision qui ne me semble pas correspondre au tableau : certes, nulle complaisance dans ce nez énorme et cette lèvre inférieure proéminente. Pourtant, à y regarder de près, ce portrait n'a rien de caricatural : il s'en dégage une grande énergie. Sa mise en page est dynamique : le corps de côté semble pivoter, la tête se tournant aux trois quarts. Quant au visage, fermement structuré (les touches sont vigoureuses, les couleurs criantes) il exprime un regard tragique porté sur sa condition d'être humain, que transfigure sa force créatrice. 





</description><content:encoded><![CDATA[<br />
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On voit tout de suite que Soutine est un peintre visionnaire, comme Rembrandt, Van Gogh, ou Bacon : il sait voir, et sa vision s'exprime dans la peinture avec toute sa puissance intérieure.<br />
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Ce qui frappe, c'est la force des couleurs, leur raffinement, les rapports complexes qu'elles ont entre elles, et qui créent des tonalités uniques (c'est pourquoi les reproductions photographiques des tableaux de Soutine, hélas, n'ont pas grand-chose à voir avec la réalité de sa peinture).<br />
<br />
Sa touche est d'une liberté absolue et d'une intelligence surprenante dans la saisie du réel, qu'il peigne les objets d'une nature morte, un lapin dépouillé, l'air agité d'un paysage.<br />
<br />
Mais c'est sûrement dans la représentation de la figure humaine que son génie éclate. Dans l'<I>Autoportrait au rideau</I> (c. 1917, 72.5 x 53.5, Collection privée) on reste effaré devant la subtilité des touches colorées et leur précise répartition (rappelant Cézanne) qui construisent ce visage au regard de bête traquée.<br />
<br />
Dans <I>La Folle</I> (c. 1919, 87 x 65.1, Collection privée) le corps de la femme semble se recroqueviller sur un concentré de bleus somptueux figurant sa robe et reliant son visage poignant (fait de fines petites touches de couleurs claires qui animent ses traits) aux deux mains naïvement posées sur les genoux.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/p/apax/20080302-171012226147caeb6a2dada.jpg" width="484" height="650" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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La diversité créatrice de Soutine se manifeste dans un autre portrait de la même année, <I>La Femme en vert </I> (c. 1919, 73 x 54, Collection privée) en total contraste avec le précédent : l'artiste y saisit l'élégance, l'aisance de cette femme au vêtement moderne, sorte de pull à col ouvert et à la chevelure libre sous un petit chapeau noir. Comme pour les autres portraits, le fond est neutre, mais superbement travaillé de couleurs et de touches contrastées : à gauche des rouge-brun, à droite du vert réchauffé d'ocres.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/p/apax/20080302-198130054147caeb912b62d.jpg" width="479" height="650" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Autant par l'empathie que par l'intelligence, Soutine saisit immédiatement la personnalité du sujet qu'il peint,  - et la traduit avec l'éclat de ses couleurs et, tout comme Rembrandt, avec la vigueur de sa touche.<br />
<br />
Bacon (qui avait une grande admiration pour Soutine) procédera assez semblablement dans ses portraits : c'est par la matière picturale, par le geste plus ou moins nerveux qui l'applique sur la toile,  - c'est par la touche de son pinceau que l'artiste atteint à l'individualité du sujet et peut en donner une image.  <br />
<br />
On aperçoit la parenté de Bacon avec Soutine tout particulièrement dans <I> Grotesque </I> (c. 1922-23, 81 x 45, Musée d'Art moderne de la Ville de Paris)  - un autoportrait bouleversant. J'ignore si le titre est de Soutine. Si c'était le cas, il exprimerait une autodérision qui ne me semble pas correspondre au tableau : certes, nulle complaisance dans ce nez énorme et cette lèvre inférieure proéminente. Pourtant, à y regarder de près, ce portrait n'a rien de caricatural : il s'en dégage une grande énergie. Sa mise en page est dynamique : le corps de côté semble pivoter, la tête se tournant aux trois quarts. Quant au visage, fermement structuré (les touches sont vigoureuses, les couleurs criantes) il exprime un regard tragique porté sur sa condition d'être humain, que transfigure sa force créatrice. <br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/p/apax/20080302-102856989847caec576fd78.jpg" width="330" height="650" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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]]></content:encoded><link>http://blog.apax.gayattitude.com/20080302190809/-soutine-un-eblouissement-i-de-quelques-portraits/</link><dc:creator>Apax</dc:creator><dc:date>2008-03-02T19:08:09+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.apax.gayattitude.com/20080228022955/-paris-21-24-fevrier-08-moments/"><title>[Apax]   PARIS,  21-24  FEVRIER  08  (MOMENTS)</title><description>

Exposition Vlaminck, au Musée du Luxembourg : sans intérêt, sauf le premier autoportrait, atypique. Vlaminck, c'est clair, n'est pas un grand peintre, et malgré la pub, cette exposition est un non-événement.






Au Musée Bourdelle  - charme d'un atelier dans Montparnasse. 

Trouvé assez beau ce groupe intitulé Le Jour et la Nuit,  - un peu étrange. Contraste entre le non-finito rappelant Michel-Ange et l'éclatante blancheur du grand visage non-classique.






A la Pinacothèque de Paris, Soutine. Vraiment un très grand peintre (on y reviendra).

Le lendemain, au Musée de l'Orangerie, les Soutine de la Collection Walter-Guillaume.

Dimanche, grand beau temps. Il y avait du monde dans les Jardins des Tuileries.











</description><content:encoded><![CDATA[<br />
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Exposition Vlaminck, au Musée du Luxembourg : sans intérêt, sauf le premier autoportrait, atypique. Vlaminck, c'est clair, n'est pas un grand peintre, et malgré la pub, cette exposition est un non-événement.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/p/apax/20080228-32369461247c60b38262a4.jpg" width="650" height="488" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Au Musée Bourdelle  - charme d'un atelier dans Montparnasse. <br />
<br />
Trouvé assez beau ce groupe intitulé Le Jour et la Nuit,  - un peu étrange. Contraste entre le non-finito rappelant Michel-Ange et l'éclatante blancheur du grand visage non-classique.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/p/apax/20080228-169872977047c60bed9ccb6.jpg" width="488" height="650" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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A la Pinacothèque de Paris, Soutine. Vraiment un très grand peintre (on y reviendra).<br />
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Le lendemain, au Musée de l'Orangerie, les Soutine de la Collection Walter-Guillaume.<br />
<br />
Dimanche, grand beau temps. Il y avait du monde dans les Jardins des Tuileries.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/p/apax/20080228-69964292347c60d257804c.jpg" width="650" height="488" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/p/apax/20080228-63797425747c60bb4f1504.jpg" width="650" height="488" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Traîné au lit, c'est les vacances, bribes de rêves et de rêveries s'entremêlant dans le demi-sommeil du matin.

Surpris de voir qu'il est 10 heures quand je me lève.

Surpris aussi devant la glace : bonne tête, ce matin !

Lu deux articles dans Télérama.

L'un sur Annie Ernaux.





Je n'aime pas sa photo (yeux clos) de masque mortuaire. Pose, affectation. Ç'aurait pu être une belle photo, un visage vieilli en pleine lumière. Mais la main sur l'épaule gâche tout. 
J'aime beaucoup La Place. L'écriture d'Annie Ernaux est presque toujours d'une grande  justesse .

L'article m'intéresse, donne une idée de sa démarche d'écrivain. L'histoire d'un individu et l'histoire du monde autour de lui, &quot; sans dissocier l'un de l'autre &quot;.

L'autre article, sur Cédric Klapisch. Il y a une belle photo de lui. Beau visage d'homme, yeux noirs, poil noir, barbe de deux jours poivre et sel. Regard ouvert, droit. Lèvres qu'on serait tenté de dire sensuelles, mais c'est bien mieux que ça : intimité de la chair ouverte.





Il parle bien du cinéma, et surtout de la direction d'acteurs  : &quot; Certains ont besoin d'autorité, d'autres de liberté. Si l'on arrête Fabrice Luchini dans ses délires, il se bloque. Je le laisse se lâcher, se chauffer, je le ramène vers la scène écrite. Sa folie s'y intègre et cela donne ce mélange unique de spontanéité débridée et de maîtrise totale. A l'inverse, des acteurs ont besoin d'être secoués. Je cherche avec chacun comment réveiller le meilleur de lui-même, un exercice passionnant, qui se rapproche de la psychanalyse&quot;.

Hier soir, échange avec P. qui me laisse dans un état de bien-être attendri, de grande douceur avec moi-même.

M'a donné envie ce matin de regarder certains poèmes de Reverdy.

J'aime beaucoup celui-ci que je lui avais recopié.

		 Sur chaque ardoise
			         qui glissait du toit
					on
				       avait écrit un poème

		La gouttière est bordée de diamants
					les oiseaux les boivent

Froide grisaille d'hiver. Hier, le ciel était tout bleu, l'air presque doux.		




</description><content:encoded><![CDATA[<br />
<br />
Traîné au lit, c'est les vacances, bribes de rêves et de rêveries s'entremêlant dans le demi-sommeil du matin.<br />
<br />
Surpris de voir qu'il est 10 heures quand je me lève.<br />
<br />
Surpris aussi devant la glace : bonne tête, ce matin !<br />
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Lu deux articles dans Télérama.<br />
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L'un sur Annie Ernaux.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/p/apax/20080220-83108387447bc7c64c2108.jpg" width="487" height="550" border="1" alt="" title="" /></div><br />
<br />
<br />
Je n'aime pas sa photo (yeux clos) de masque mortuaire. Pose, affectation. Ç'aurait pu être une belle photo, un visage vieilli en pleine lumière. Mais la main sur l'épaule gâche tout. <br />
J'aime beaucoup <I>La Place</I>. L'écriture d'Annie Ernaux est presque toujours d'une grande <I> justesse </I>.<br />
<br />
L'article m'intéresse, donne une idée de sa démarche d'écrivain. L'histoire d'un individu et l'histoire du monde autour de lui, "<I> sans dissocier l'un de l'autre </I>".<br />
<br />
L'autre article, sur Cédric Klapisch. Il y a une belle photo de lui. Beau visage d'homme, yeux noirs, poil noir, barbe de deux jours poivre et sel. Regard ouvert, droit. Lèvres qu'on serait tenté de dire sensuelles, mais c'est bien mieux que ça : intimité de la chair ouverte.<br />
<br />
<br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/p/apax/20080220-105966346847bc7cb3eda39.jpg" width="389" height="500" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Il parle bien du cinéma, et surtout de la direction d'acteurs  : "<I> Certains ont besoin d'autorité, d'autres de liberté. Si l'on arrête Fabrice Luchini dans ses délires, il se bloque. Je le laisse se lâcher, se chauffer, je le ramène vers la scène écrite. Sa folie s'y intègre et cela donne ce mélange unique de spontanéité débridée et de maîtrise totale. A l'inverse, des acteurs ont besoin d'être secoués. Je cherche avec chacun comment réveiller le meilleur de lui-même, un exercice passionnant, qui se rapproche de la psychanalyse</I>".<br />
<br />
Hier soir, échange avec P. qui me laisse dans un état de bien-être attendri, de grande douceur avec moi-même.<br />
<br />
M'a donné envie ce matin de regarder certains poèmes de Reverdy.<br />
<br />
J'aime beaucoup celui-ci que je lui avais recopié.<br />
<br />
		<BLOCKQUOTE><I> Sur chaque ardoise<br />
			         qui glissait du toit<br />
					on<br />
				       avait écrit un poème<br />
<br />
		La gouttière est bordée de diamants<br />
					les oiseaux les boivent</I></BLOCKQUOTE><br />
<br />
Froide grisaille d'hiver. Hier, le ciel était tout bleu, l'air presque doux.		<br />
<br />
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]]></content:encoded><link>http://blog.apax.gayattitude.com/20080220202401/-aujourd-hui-20-fevrier-2008/</link><dc:creator>Apax</dc:creator><dc:date>2008-02-20T20:24:01+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.apax.gayattitude.com/20080208172721/-ou-l-on-decouvre-tardivement-lolita/"><title>[Apax]   OU  L'ON  DECOUVRE  (TARDIVEMENT)   LOLITA  </title><description>




Dans un article du Monde des Livres de vendredi dernier, je m'étais attardé à cette citation de Georges Steiner (Les livres que je n'ai pas écrits, Gallimard) :   Le sexe se parle et s'écoute, il n'existe dans le tissu humain aucun autre point de contact où fusionnent si étroitement les composants neurochimiques et ce que nous considérons comme les circuits de la conscience et de l'inconscient. 
Et lisant cette page de Lolita (que je découvre avec enthousiasme) j'en trouve une illustration magnifique :

 Rien ne pouvant plus désormais distraire cette béatitude ardente et profonde de la convulsion ultime vers laquelle elle s'acheminait, je sentis que je pouvais ralentir afin de prolonger la félicité. Lolita avait été définitivement solipsisée. Le soleil implicite palpitait dans les peupliers plantés là pour l'occasion ; nous étions fantastiquement et divinement seuls ; je l'observais, toute rose, pailletée d'or, qui se profilait derrière le voile de ma délectation maîtrisée dont elle demeurait inconsciente, étrangère, et le soleil jouait sur ses lèvres, et ses lèvres formaient encore apparemment les mots de la chansonnette Carmen-Barmen, lesquels ne parvenaient plus à franchir le seuil de ma conscience. Tout était prêt maintenant. Les nerfs du plaisir étaient désormais à vif. Les corpuscules de Kraus commençaient à entrer dans leur phase de frénésie. La moindre pression allait suffire à donner le branle au paradis tout entier. Je n'étais plus Humbert le Roquet, ce corniaud aux yeux tristes étreignant la botte qui allait bientôt le flanquer dehors. Je ne craignais plus les tribulations du ridicule, les contingences du châtiment. Dans ce sérail de mon cru, j'étais un Turc robuste et radieux, pleinement conscient de sa liberté, différant délibérément le moment de jouir enfin de la plus jeune et de la plus frêle de ses esclaves. Suspendu au bord de cet abîme de volupté (un chef-d'œuvre d'harmonie physiologique comparable à certaines techniques artistiques), je continuais de répéter au hasard certains mots après elle  -  barmen, alarmante, ma charmante, ma carmen, a-men, aha-ah-men  -  comme quelqu'un qui rit dans son sommeil, tandis que ma main ravie remontait lentement le long de sa jambe ensoleillée aussi loin que le permettait la décence. La veille, elle s'était cognée contre le gros coffre du vestibule et  - &quot;Regarde, regarde ! – soupirai-je -  regarde ce que tu as fait, ce que tu t'es fait, ah, regarde&quot; ; car il y avait, je le jure, une ecchymose violette et jaunâtre sur sa charmante cuisse de nymphette que mon énorme main velue massait et enveloppait lentement  - et comme ses sous-vêtements étaient plutôt sommaires, rien ne pouvait plus empêcher mon pouce musclé d'atteindre le creux de son aine brûlante  - comme quand on chatouille et caresse une enfant agitée d'un rire nerveux,  - rien de plus  - et elle s'écria : &quot;oh, ce n'est rien du tout&quot;, avec soudain un accent strident dans la voix, et elle se démena, se contorsionna et rejeta la tête en arrière, ses dents effleurant sa lèvre inférieure luisante tandis qu'elle se détournait à demi, et alors, messieurs du jury, ma bouche gémissante toucha presque son cou nu tandis que j'écrasais contre sa fesse gauche le dernier spasme de l'extase la plus longue qu'ait connue homme ou monstre.  

</description><content:encoded><![CDATA[<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/p/apax/20080208-109046343347ac7e090e169.jpg" width="200" height="325" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Dans un article du Monde des Livres de vendredi dernier, je m'étais attardé à cette citation de Georges Steiner (<I>Les livres que je n'ai pas écrits</I>, Gallimard) : <FONT COLOR= "#000000"> <I> Le sexe se parle et s'écoute, il n'existe dans le tissu humain aucun autre point de contact où fusionnent si étroitement les composants neurochimiques et ce que nous considérons comme les circuits de la conscience et de l'inconscient.</I></FONT COLOR= "#000000"> <br />
Et lisant cette page de <I>Lolita</I> (que je découvre avec enthousiasme) j'en trouve une illustration magnifique :<br />
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<FONT COLOR= "#FF69B4"> <I>Rien ne pouvant plus désormais distraire cette béatitude ardente et profonde de la convulsion ultime vers laquelle elle s'acheminait, je sentis que je pouvais ralentir afin de prolonger la félicité. Lolita avait été définitivement solipsisée. Le soleil implicite palpitait dans les peupliers plantés là pour l'occasion ; nous étions fantastiquement et divinement seuls ; je l'observais, toute rose, pailletée d'or, qui se profilait derrière le voile de ma délectation maîtrisée dont elle demeurait inconsciente, étrangère, et le soleil jouait sur ses lèvres, et ses lèvres formaient encore apparemment les mots de la chansonnette Carmen-Barmen, lesquels ne parvenaient plus à franchir le seuil de ma conscience. Tout était prêt maintenant. Les nerfs du plaisir étaient désormais à vif. Les corpuscules de Kraus commençaient à entrer dans leur phase de frénésie. La moindre pression allait suffire à donner le branle au paradis tout entier. Je n'étais plus Humbert le Roquet, ce corniaud aux yeux tristes étreignant la botte qui allait bientôt le flanquer dehors. Je ne craignais plus les tribulations du ridicule, les contingences du châtiment. Dans ce sérail de mon cru, j'étais un Turc robuste et radieux, pleinement conscient de sa liberté, différant délibérément le moment de jouir enfin de la plus jeune et de la plus frêle de ses esclaves. Suspendu au bord de cet abîme de volupté (un chef-d'œuvre d'harmonie physiologique comparable à certaines techniques artistiques), je continuais de répéter au hasard certains mots après elle  -  barmen, alarmante, ma charmante, ma carmen, a-men, aha-ah-men  -  comme quelqu'un qui rit dans son sommeil, tandis que ma main ravie remontait lentement le long de sa jambe ensoleillée aussi loin que le permettait la décence. La veille, elle s'était cognée contre le gros coffre du vestibule et  - "Regarde, regarde ! – soupirai-je -  regarde ce que tu as fait, ce que tu t'es fait, ah, regarde" ; car il y avait, je le jure, une ecchymose violette et jaunâtre sur sa charmante cuisse de nymphette que mon énorme main velue massait et enveloppait lentement  - et comme ses sous-vêtements étaient plutôt sommaires, rien ne pouvait plus empêcher mon pouce musclé d'atteindre le creux de son aine brûlante  - comme quand on chatouille et caresse une enfant agitée d'un rire nerveux,  - rien de plus  - et elle s'écria : "oh, ce n'est rien du tout", avec soudain un accent strident dans la voix, et elle se démena, se contorsionna et rejeta la tête en arrière, ses dents effleurant sa lèvre inférieure luisante tandis qu'elle se détournait à demi, et alors, messieurs du jury, ma bouche gémissante toucha presque son cou nu tandis que j'écrasais contre sa fesse gauche le dernier spasme de l'extase la plus longue qu'ait connue homme ou monstre. </I> </FONT COLOR= "#FF69B4"><br />
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]]></content:encoded><link>http://blog.apax.gayattitude.com/20080208172721/-ou-l-on-decouvre-tardivement-lolita/</link><dc:creator>Apax</dc:creator><dc:date>2008-02-08T17:27:21+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.apax.gayattitude.com/20080127180709/-pierre-et-jean/"><title>[Apax]   PIERRE  ET  JEAN  </title><description>






En Seconde, devoir de contrôle sur  Pierre et Jean , cet excellent petit roman de Maupassant où l'on voit s'affronter lors d'un héritage inattendu deux frères aux physiques et aux caractères très différents et qu'une sourde jalousie oppose. A la fin, celui qui se révèle un intrus devient très riche, remporte le trophée du match (une jeune veuve) et tue symboliquement son concurrent de frère.

La dernière question du devoir était : &quot;A quel mythe  Pierre et Jean  peut-il renvoyer ?&quot;

Deux élèves ont répondu (je soupçonne que, malgré l'œil du Maître, le portable arabe a fonctionné) :
-  Abdel et Caïn.

Un autre, ingénument (?) :
-  Adam et Yves.


</description><content:encoded><![CDATA[<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/p/apax/20080127-1302642927479cb9b48f852.jpg" width="577" height="599" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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En Seconde, devoir de contrôle sur <I> Pierre et Jean </I>, cet excellent petit roman de Maupassant où l'on voit s'affronter lors d'un héritage inattendu deux frères aux physiques et aux caractères très différents et qu'une sourde jalousie oppose. A la fin, celui qui se révèle un intrus devient très riche, remporte le trophée du match (une jeune veuve) et tue symboliquement son concurrent de frère.<br />
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La dernière question du devoir était : "A quel mythe <I> Pierre et Jean </I> peut-il renvoyer ?"<br />
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Deux élèves ont répondu (je soupçonne que, malgré l'œil du Maître, le portable arabe a fonctionné) :<br />
-  Abdel et Caïn.<br />
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Un autre, ingénument (?) :<br />
-  Adam et Yves.<br />
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]]></content:encoded><link>http://blog.apax.gayattitude.com/20080127180709/-pierre-et-jean/</link><dc:creator>Apax</dc:creator><dc:date>2008-01-27T18:07:09+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.apax.gayattitude.com/20080123183217/-l-instant-n-en-finit-pas-ii/"><title>[Apax]    L'INSTANT  N'EN  FINIT  PAS (II)</title><description>











Plus loin, d'autres œuvres de Patrick Neu surprennent,  - en total contraste avec la vanité du napperon brûlé : sur un immense mur blanc, douze ailes de papillon du Pérou aux couleurs précieuses ont été épinglées, non sans légèreté. Sur la poudre des ailes, azurée et mauve, irisée, l'artiste a reproduit à l'encre de Chine des figures d'anges (parmi lesquelles on reconnaît le  Sourire de Reims )  - êtres encore plus fugaces sur ces ailes où le temps effacera leur tracé peu à peu, et dont la poudre si précieusement colorée, quand on y pense, n'est que poussière.

On pourrait croire que contrastent avec elles,  - par leur compacité, leur dureté, leur poids, les deux armures de guerrier qui gisent sur le sol, brillantes : or leurs différentes pièces sont en cristal, jointes entre elles par des plumes blanches qui paraissent les alléger,  - et même la transparence éclatante du matériau les réduit à n'être que de la lumière. 
L'armure lourde, opaque, qui servait à se protéger des coups et des traits mortels, devenue transparente, légère et fragile est parfaitement inutile, vaine. Une parfaite  vanité .







On voit une telle métamorphose de manière plus éclatante encore dans la dernière salle où l'artiste avait dressé une véritable colonne de verres dont certains étaient plus ou moins embués de noir de fumée pour former à l'intérieur comme le fantôme d'un satyre. Mais cet être ombreux, prisonnier de la frêle construction de cristal aura voulu profiter de la nuit pour s'enfuir puisque le lendemain on devait retrouver l'œuvre effondrée,  - clair désordre &quot; ici-bas chu d'un désastre obscur &quot;.








Sur le mur au fond deux grandes ailes entièrement façonnées dans de la cire semblent figées dans leur chute. On pense à la légende d'Icare à qui son père, en assemblant des plumes avec de la cire, avait construit des ailes pour s'échapper du labyrinthe. On sait comment le jeune homme, emporté par son outrecuidance, s'approcha trop du soleil et, la cire ayant fondu, fut précipité dans la mer.

La catastrophe ici suggérée par ces deux ailes magnifiques semble un écho de l'élan brisé du satyre.







</description><content:encoded><![CDATA[<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/p/apax/20080123-11506433144797769e1e771.jpg" width="488" height="650" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Plus loin, d'autres œuvres de Patrick Neu surprennent,  - en total contraste avec la vanité du napperon brûlé : sur un immense mur blanc, douze ailes de papillon du Pérou aux couleurs précieuses ont été épinglées, non sans légèreté. Sur la poudre des ailes, azurée et mauve, irisée, l'artiste a reproduit à l'encre de Chine des figures d'anges (parmi lesquelles on reconnaît le <I> Sourire de Reims </I>)  - êtres encore plus fugaces sur ces ailes où le temps effacera leur tracé peu à peu, et dont la poudre si précieusement colorée, quand on y pense, n'est que poussière.<br />
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On pourrait croire que contrastent avec elles,  - par leur compacité, leur dureté, leur poids, les deux armures de guerrier qui gisent sur le sol, brillantes : or leurs différentes pièces sont en cristal, jointes entre elles par des plumes blanches qui paraissent les alléger,  - et même la transparence éclatante du matériau les réduit à n'être que de la lumière. <br />
L'armure lourde, opaque, qui servait à se protéger des coups et des traits mortels, devenue transparente, légère et fragile est parfaitement inutile, vaine. Une parfaite <I> vanité </I>.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/p/apax/20080123-200143633747977723ab472.jpg" width="650" height="488" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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On voit une telle métamorphose de manière plus éclatante encore dans la dernière salle où l'artiste avait dressé une véritable colonne de verres dont certains étaient plus ou moins embués de noir de fumée pour former à l'intérieur comme le fantôme d'un satyre. Mais cet être ombreux, prisonnier de la frêle construction de cristal aura voulu profiter de la nuit pour s'enfuir puisque le lendemain on devait retrouver l'œuvre effondrée,  - clair désordre "<I> ici-bas chu d'un désastre obscur </I>".<br />
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Sur le mur au fond deux grandes ailes entièrement façonnées dans de la cire semblent figées dans leur chute. On pense à la légende d'Icare à qui son père, en assemblant des plumes avec de la cire, avait construit des ailes pour s'échapper du labyrinthe. On sait comment le jeune homme, emporté par son outrecuidance, s'approcha trop du soleil et, la cire ayant fondu, fut précipité dans la mer.<br />
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La catastrophe ici suggérée par ces deux ailes magnifiques semble un écho de l'élan brisé du satyre.<br />
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 Vu la semaine passée à Metz l'exposition du FRAC-Lorraine :  L'instant n'en finit pas. 

Le titre d'abord me plaisait par la juxtaposition impertinente du nom  instant  qui évoque la brièveté et la fugacité du temps,  - et du groupe verbal  n'en finit pas  qui lui, par contre, suggère une durée inépuisable …

Une œuvre de la collection est l'emblème de l'exposition :  Sand Piece  (1979) de l'américain Paul Kos. Cette oeuvre conceptuelle requiert 1.2 tonne de sable de Nemours, un beau sable blanc presque blond entassé à l'étage et qui s'écoule (par un tube de laiton d'un peu plus 2 mm de diamètre traversant le plancher) au rez-de-chaussée où il forme un large cône. L'espace de l'exposition devient lui-même sablier.

La réalisation possède un caractère esthétique certain : le regard s'arrête, fasciné par l'extrême finesse de ce sable, sa couleur sous la lumière,  - et surtout l'infime transformation du tas d'en haut qui se creuse par de minuscules avalanches de grains glissant vers le centre,  - tandis qu'au rez-de-chaussée le mince écoulement s'amasse en un cône que d'imperceptibles glissements de terrain sur les pentes élargissent …








 L'exposition présente aussi de nombreuses œuvres de Patrick Neu, très séduisantes. D'abord 18 verres en cristal dont l'artiste a recouvert en partie la surface interne de noir de fumée, sur lequel il a reproduit des œuvres,  - comme  Les Demoiselles des bords de la Seine  de Courbet, L'enlèvement des Sabines  de David, ou la  Mélancolie  de Dürer (qui paraît encore plus étrange dans cette matière où le trait est le noir de fumée évidé),  - parfois des motifs comme ce démon emportant un damné du  Jugement dernier de Michel-Ange (et le groupe semble traverser l'espace du verre),  ou le torse du  Centaure mourant  de Bourdelle, qui prend un relief mystérieux,  - sorte de fantôme souffrant emprisonné dans le verre …








 Mais ces œuvres, valeurs sûres de l'histoire de l'Art, inscrites ici dans le noir de la suie, malgré la transparence brillante du cristal qui semble les protéger, ne montrent que leur frêle dessin éphémère et rappellent ainsi la vanité de tout… 

Autre image étonnante de ce thème : un napperon de pâtisserie calciné, dont la précieuse dentelle noire presque réduite en cendre paraît si fragile qu'un courant d'air pourrait l'anéantir,  - sur le fond noir duquel est reproduit d'un fin trait blanc le Christ mort d'Holbein.






</description><content:encoded><![CDATA[<br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/p/apax/20080118-10177911147910aeb9c262.jpg" width="488" height="650" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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<FONT FACE=Georgia> Vu la semaine passée à Metz l'exposition du FRAC-Lorraine : <I> L'instant n'en finit pas. </I><br />
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Le titre d'abord me plaisait par la juxtaposition impertinente du nom <I> instant </I> qui évoque la brièveté et la fugacité du temps,  - et du groupe verbal <I> n'en finit pas </I> qui lui, par contre, suggère une durée inépuisable …<br />
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Une œuvre de la collection est l'emblème de l'exposition : <I> Sand Piece </I> (1979) de l'américain Paul Kos. Cette oeuvre conceptuelle requiert 1.2 tonne de sable de Nemours, un beau sable blanc presque blond entassé à l'étage et qui s'écoule (par un tube de laiton d'un peu plus 2 mm de diamètre traversant le plancher) au rez-de-chaussée où il forme un large cône. L'espace de l'exposition devient lui-même sablier.<br />
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La réalisation possède un caractère esthétique certain : le regard s'arrête, fasciné par l'extrême finesse de ce sable, sa couleur sous la lumière,  - et surtout l'infime transformation du tas d'en haut qui se creuse par de minuscules avalanches de grains glissant vers le centre,  - tandis qu'au rez-de-chaussée le mince écoulement s'amasse en un cône que d'imperceptibles glissements de terrain sur les pentes élargissent …<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/p/apax/20080118-193996698447910bf278247.jpg" width="488" height="650" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/p/apax/20080118-179016751647910c3a2f529.jpg" width="488" height="650" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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<FONT FACE=Georgia> L'exposition présente aussi de nombreuses œuvres de Patrick Neu, très séduisantes. D'abord 18 verres en cristal dont l'artiste a recouvert en partie la surface interne de noir de fumée, sur lequel il a reproduit des œuvres,  - comme <I> Les Demoiselles des bords de la Seine </I> de Courbet, <I>L'enlèvement des Sabines </I> de David, ou la <I> Mélancolie </I> de Dürer (qui paraît encore plus étrange dans cette matière où le trait est le noir de fumée évidé),  - parfois des motifs comme ce démon emportant un damné du <I> Jugement dernier</I> de Michel-Ange (et le groupe semble traverser l'espace du verre),  ou le torse du <I> Centaure mourant </I> de Bourdelle, qui prend un relief mystérieux,  - sorte de fantôme souffrant emprisonné dans le verre …<br />
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<FONT FACE=Georgia> Mais ces œuvres, valeurs sûres de l'histoire de l'Art, inscrites ici dans le noir de la suie, malgré la transparence brillante du cristal qui semble les protéger, ne montrent que leur frêle dessin éphémère et rappellent ainsi la vanité de tout… <br />
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Autre image étonnante de ce thème : un napperon de pâtisserie calciné, dont la précieuse dentelle noire presque réduite en cendre paraît si fragile qu'un courant d'air pourrait l'anéantir,  - sur le fond noir duquel est reproduit d'un fin trait blanc le <I>Christ mort</I> d'Holbein.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/p/apax/20080118-23161192647910ce5d23c7.jpg" width="650" height="488" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Réveillé peu avant 8 heures. On descend pisser.

Vite rendormi.

Réveillé vers 9 heures 30 …  On rêve éveillé, on dort … Limites incertaines …  Ce corps dans ces échanges écrits, si facilement, si généreusement donné, si intimement donné.

Levé vers 11 heures.

Petit-déj en écoutant un peu à la radio Martin Hirsch. Cet homme semble dépourvu de l'ambition et du cynisme de ses collègues. Il manifeste un authentique souci des plus pauvres. (Lui, acceptera-t-il d'être noté ?)

On feuillette de vieux papiers, des factures. J'y retrouve une photo de moi (1984 !).

J'allume l'ordinateur, ouvre ma boitamelle : courrier d'O.. Il est d'accord pour qu'on voie ensemble l'exposition du FRAC  L'instant n'en finit pas . Il a joint un article sur l'expo, qu'il a publié dans un journal luxembourgeois. Je le trouve éclairant et superbement écrit.

Il doit être 13 heures. Je vais me brosser les dents et me raser.

Je monte prendre ma douche. J'ai un peu froid … Je règle la température de l'eau pour qu'elle soit très chaude. Me baigne les épaules, le torse, le ventre avec l'eau chaude qui ruisselle abondamment ... Ça me réchauffe … Je pense à P., au corps de P., que je ne connais pas, mais  si généreusement donné . 
Tout de suite ça a des effets évidents.

Shampooing,  - puis gel douche. Onctuosité du gel qui se transforme en mousse parfumée (bois de santal). Douceur enveloppante …

Je m'habille en récitant  La servante au grand cœur dont vous étiez jalouse Et qui dort son sommeil sous une humble pelouse  

Redescends me préparer une tisane de thym (je me sens l'estomac un peu barbouillé). Pendant que l'eau bout, je me coupe les ongles des pieds (pour une fois, lecteur,  - auquel je ne m'adresse que timidement, vous saurez presque tout !). Je rassemble les ongles coupés pour les jeter à la poubelle.

Tandis que le thym infuse, je relis quelques poèmes de Ludovic Janvier. Richesse de l'écriture poétique. Réussite de ce poème  Negro Spirituel  qui commence ainsi :

Chacun son exilé dedans chacun son diable
pourquoi le mien me fait-il rougir quand je mens
c'est un Nègre qui rêve à l'intérieur d'un Blanc
ma peau le cache il est mon hôte impondérable
Je sors vers 15 heures 30.


</description><content:encoded><![CDATA[<br />
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Réveillé peu avant 8 heures. On descend pisser.<br />
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Vite rendormi.<br />
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Réveillé vers 9 heures 30 …  On rêve éveillé, on dort … Limites incertaines …  Ce corps dans ces échanges écrits, si facilement, si généreusement donné, si intimement donné.<br />
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Levé vers 11 heures.<br />
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Petit-déj en écoutant un peu à la radio Martin Hirsch. Cet homme semble dépourvu de l'ambition et du cynisme de ses collègues. Il manifeste un authentique souci des plus pauvres. (Lui, acceptera-t-il d'être noté ?)<br />
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On feuillette de vieux papiers, des factures. J'y retrouve une photo de moi (1984 !).<br />
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J'allume l'ordinateur, ouvre ma boitamelle : courrier d'O.. Il est d'accord pour qu'on voie ensemble l'exposition du FRAC <I> L'instant n'en finit pas </I>. Il a joint un article sur l'expo, qu'il a publié dans un journal luxembourgeois. Je le trouve éclairant et superbement écrit.<br />
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Il doit être 13 heures. Je vais me brosser les dents et me raser.<br />
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Je monte prendre ma douche. J'ai un peu froid … Je règle la température de l'eau pour qu'elle soit très chaude. Me baigne les épaules, le torse, le ventre avec l'eau chaude qui ruisselle abondamment ... Ça me réchauffe … Je pense à P., au corps de P., que je ne connais pas, mais <I> si généreusement donné </I>. <br />
Tout de suite ça a des effets évidents.<br />
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Shampooing,  - puis gel douche. Onctuosité du gel qui se transforme en mousse parfumée (bois de santal). Douceur enveloppante …<br />
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Je m'habille en récitant <I> La servante au grand cœur dont vous étiez jalouse Et qui dort son sommeil sous une humble pelouse </I> <br />
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Redescends me préparer une tisane de thym (je me sens l'estomac un peu barbouillé). Pendant que l'eau bout, je me coupe les ongles des pieds (pour une fois, lecteur,  - auquel je ne m'adresse que timidement, vous saurez presque tout !). Je rassemble les ongles coupés pour les jeter à la poubelle.<br />
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Tandis que le thym infuse, je relis quelques poèmes de Ludovic Janvier. Richesse de l'écriture poétique. Réussite de ce poème <I> Negro Spirituel </I> qui commence ainsi :<br />
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<BLOCKQUOTE><I>Chacun son exilé dedans chacun son diable<br />
pourquoi le mien me fait-il rougir quand je mens<br />
c'est un Nègre qui rêve à l'intérieur d'un Blanc<br />
ma peau le cache il est mon hôte impondérable</I></BLOCKQUOTE><br />
Je sors vers 15 heures 30.<br />
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]]></content:encoded><link>http://blog.apax.gayattitude.com/20080106000007/-samedi-5-janvier-2008/</link><dc:creator>Apax</dc:creator><dc:date>2008-01-06T00:00:07+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.apax.gayattitude.com/20080102153529/-mercredi-2-janvier-2008/"><title>[Apax]   MERCREDI  2  JANVIER  2008</title><description>






A vous tous que j'aime, à vous que je ne connais pas et qui vous égarez par ici, je souhaite que ce nouvel an apporte bonheur, santé,  - et le succès de ce que vous entreprendrez.




</description><content:encoded><![CDATA[<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/p/apax/20080102-493427689477ba09569142.jpg" width="488" height="650" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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A vous tous que j'aime, à vous que je ne connais pas et qui vous égarez par ici, je souhaite que ce nouvel an apporte bonheur, santé,  - et le succès de ce que vous entreprendrez.<br />
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]]></content:encoded><link>http://blog.apax.gayattitude.com/20080102153529/-mercredi-2-janvier-2008/</link><dc:creator>Apax</dc:creator><dc:date>2008-01-02T15:35:29+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.apax.gayattitude.com/20071228211201/-sur-4-autoportraits-de-courbet-iv/"><title>[Apax]   SUR  4  AUTOPORTRAITS  DE  COURBET  (IV)</title><description>





 L'homme à la pipe (c. 1849, Montpellier, Musée Fabre) (IV) 


Cet autoportrait a un petit format : 46 cm x 38 cm, en sorte que le spectateur se trouve confronté au plus près avec le visage de l'artiste.

Les larges paupières sont à demi baissées,  - laissant le regard dans l'ombre, peut-être absorbé par la rêverie intérieure. Les lèvres surtout, avancées et serrées, montrent une moue résignée, malgré la détermination du visage, très structuré … La chevelure est négligée, la barbe clairsemée, comme si l'artiste était désormais plus soucieux de traduire dans sa peinture son intériorité. 

Il n'y a là ni paysage, ni mise en scène théâtrale (comme dans  Le Désespéré ) : à gauche, le simple rougeoiement crépusculaire de l'horizon. Le visage est offert à la lumière, qui fait briller le front et l'arête du nez (comme dans  L'homme blessé ),  - ainsi qu'un bout du col ouvert de la chemise blanche.

L'homme à la pipe semble un aboutissement où l'artiste, ayant assimilé ce qui lui convenait de la peinture hollandaise et de l'espagnole, donne une image de lui-même manifestant l'indépendance qu'il a conquise : le front est toujours en arrière (comme dans Courbet au chien noir ou dans L'homme blessé)  - mais l'effronterie est tempérée par un soupçon de mélancolie, que renforce la ligne descendante de la pipe vers la droite.

Ce portrait a eu tout de suite beaucoup de succès. Dans une lettre à Bruyas, Courbet, prétend l'avoir refusé à Napoléon III, qui lui en proposait 2000 francs,  - pour se féliciter d'ailleurs que ce soit son ami qui l'ait acquis.

Peut-être Courbet a-t-il repris pour ce portrait le visage d'un superbe fusain ( Jeune homme assis , c. 1847, Paris, Musée d'Orsay) où l'artiste, dans une mise en page très dynamique, se représentait assis à son chevalet.





</description><content:encoded><![CDATA[<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/p/apax/20071228-4828686504775573f9d186.jpg" width="543" height="650" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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<CENTER><I> L'homme à la pipe</I> (c. 1849, Montpellier, Musée Fabre) (IV) </CENTER><br />
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Cet autoportrait a un petit format : 46 cm x 38 cm, en sorte que le spectateur se trouve confronté au plus près avec le visage de l'artiste.<br />
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Les larges paupières sont à demi baissées,  - laissant le regard dans l'ombre, peut-être absorbé par la rêverie intérieure. Les lèvres surtout, avancées et serrées, montrent une moue résignée, malgré la détermination du visage, très structuré … La chevelure est négligée, la barbe clairsemée, comme si l'artiste était désormais plus soucieux de traduire dans sa peinture son intériorité. <br />
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Il n'y a là ni paysage, ni mise en scène théâtrale (comme dans <I> Le Désespéré </I>) : à gauche, le simple rougeoiement crépusculaire de l'horizon. Le visage est offert à la lumière, qui fait briller le front et l'arête du nez (comme dans <I> L'homme blessé </I>),  - ainsi qu'un bout du col ouvert de la chemise blanche.<br />
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<I>L'homme à la pipe</I> semble un aboutissement où l'artiste, ayant assimilé ce qui lui convenait de la peinture hollandaise et de l'espagnole, donne une image de lui-même manifestant l'indépendance qu'il a conquise : le front est toujours en arrière (comme dans <I>Courbet au chien noir</I> ou dans <I>L'homme blessé</I>)  - mais l'effronterie est tempérée par un soupçon de mélancolie, que renforce la ligne descendante de la pipe vers la droite.<br />
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Ce portrait a eu tout de suite beaucoup de succès. Dans une lettre à Bruyas, Courbet, prétend l'avoir refusé à Napoléon III, qui lui en proposait 2000 francs,  - pour se féliciter d'ailleurs que ce soit son ami qui l'ait acquis.<br />
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Peut-être Courbet a-t-il repris pour ce portrait le visage d'un superbe fusain (<I> Jeune homme assis </I>, c. 1847, Paris, Musée d'Orsay) où l'artiste, dans une mise en page très dynamique, se représentait assis à son chevalet.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/p/apax/20071228-166671864547755778536c3.jpg" width="473" height="650" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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]]></content:encoded><link>http://blog.apax.gayattitude.com/20071228211201/-sur-4-autoportraits-de-courbet-iv/</link><dc:creator>Apax</dc:creator><dc:date>2007-12-28T21:12:01+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.apax.gayattitude.com/20071224193738/-lundi-24-decembre-2007/"><title>[Apax]   LUNDI  24  DECEMBRE  2007 </title><description>




Des gens affluaient dans cette bourgade pour être recensés …Parmi eux un homme accompagnant une femme assise sur un âne, et un bœuf, cherche une auberge …

Il fait froid, la neige est tombée … Fin d'après-midi, le soleil orangé descend à l'horizon …

A tous je souhaite un Joyeux Noël.


</description><content:encoded><![CDATA[<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/p/apax/20071224-1215952792476ffbfa64517.jpg" width="650" height="462" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Des gens affluaient dans cette bourgade pour être recensés …Parmi eux un homme accompagnant une femme assise sur un âne, et un bœuf, cherche une auberge …<br />
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Il fait froid, la neige est tombée … Fin d'après-midi, le soleil orangé descend à l'horizon …<br />
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A tous je souhaite un Joyeux Noël.<br />
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]]></content:encoded><link>http://blog.apax.gayattitude.com/20071224193738/-lundi-24-decembre-2007/</link><dc:creator>Apax</dc:creator><dc:date>2007-12-24T19:37:38+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.apax.gayattitude.com/20071221221259/-sur-4-autoportraits-de-courbet-iii/"><title>[Apax]  SUR  4  AUTOPORTRAITS  DE  COURBET  (III) </title><description>



  Portrait de l'artiste dit Le Désespéré (45 x 54, Collection privée) 


 1 

Dans son miroir, que voit-il, qui l'épouvante à ce point ? Quoi de si terrible qu'il n'en croit pas ses yeux ?

Le coude levé, la main droite prend la tête, tandis que l'autre dont les doigts agrippent les cheveux, recule d'effroi. Les yeux, grands ouverts, sont effarés.

Une lumière crue éclaire théâtralement la partie gauche du front, le bras levé, la chemise blanche.

 De quoi donc s'est-il aperçu ?


 2 

Courbet a repris ce visage empreint de stupeur dans  Le Fou de peur  (1848 ?, 60.5 x 50.5, Oslo, Nasjonalmuseet), tableau inachevé où l'artiste s'est représenté  sautant le pas  : sa décision prise, il se jette dans le vide que montre sa main droite tendue en avant …

Vers 1848, il semble que le peintre ait voulu représenter le suicide d'un artiste, comme l'avait déjà fait avant lui Alexandre-Gabriel Decamps, par exemple.
Probablement pour évoquer et mettre en scène un moment décisif de sa vie,  - où il doit regarder en face ce à quoi l'ont conduit les idéaux du romantisme dont il est tout imprégné.

Ainsi peint-il une sorte &quot;d'allégorie réelle&quot; où &quot;un jeune peintre, l'esprit exalté par ses lectures, plongé dans les affres trompeuses d'une sentimentalité exacerbée, renie le monde réel, et lui tournant le dos, se précipite dans la mort, drapé de ses oripeaux romantiques.&quot; (Sylvain Amic, Gustave Courbet [Catalogue de l'exposition, 2007]).





 3 

Au-delà de ce qui relève de l'histoire de l'art, je constate que  Le fou de peur  est un tableau inachevé, probablement réalisé après une première composition semblable   - où au fond du précipice se dressait une allégorie de la Mort sous les traits convenus d'un squelette, composition que la radiographie a découverte sous  Les Baigneuses  (!). Donc une œuvre abandonnée aussi (probablement pour son caractère trop romantique) …
Courbet n'a pu trouver une forme satisfaisante à son désir de représenter le suicide : cette voie était une impasse. Il l'a abandonnée …

Mais reste le portrait stupéfiant du  Désespéré  , qui lui, est une réussite.


 4 

Egalement, cinq ans avant de mourir, il peindra des Truites  capturées et blessées par un hameçon,  - qui agonisent sur des pierres, palpitantes. La matière picturale est extraordinaire : la chair luisante et mouchetée des poissons semble faite d'un semis de pierres précieuses broyées … Dans la version de Zürich, en bas à gauche juste après sa signature, il écrira en rouge sang :  In vinculis faciebat  (Courbet faisait cette truite dans les chaînes) rappelant son incarcération à Sainte Pélagie après la Commune. Evoquant par cette métaphore sa souffrance de captif et de persécuté, le peintre atteint là l'un des sommets de son art.

Autre image, cette fois d'ordre symbolique, de sa confrontation avec le désespoir et la mort.

Image autrement poignante.





</description><content:encoded><![CDATA[<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/p/apax/20071221-1289864065476c2af75a7d2.jpg" width="600" height="493" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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<FONT FACE=Georgia> <CENTER><I> Portrait de l'artiste</I> dit <I>Le Désespéré </I>(45 x 54, Collection privée) </I></CENTER><br />
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<FONT FACE=Georgia> <CENTER>1 </CENTER><br />
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Dans son miroir, que voit-il, qui l'épouvante à ce point ? Quoi de si terrible qu'il n'en croit pas ses yeux ?<br />
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Le coude levé, la main droite prend la tête, tandis que l'autre dont les doigts agrippent les cheveux, recule d'effroi. Les yeux, grands ouverts, sont effarés.<br />
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Une lumière crue éclaire théâtralement la partie gauche du front, le bras levé, la chemise blanche.<br />
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 De quoi donc s'est-il aperçu ?<br />
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<FONT FACE=Georgia> <CENTER>2 </CENTER><br />
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Courbet a repris ce visage empreint de stupeur dans <I> Le Fou de peur </I> (1848 ?, 60.5 x 50.5, Oslo, Nasjonalmuseet), tableau inachevé où l'artiste s'est représenté <I> sautant le pas </I> : sa décision prise, il se jette dans le vide que montre sa main droite tendue en avant …<br />
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Vers 1848, il semble que le peintre ait voulu représenter le suicide d'un artiste, comme l'avait déjà fait avant lui Alexandre-Gabriel Decamps, par exemple.<br />
Probablement pour évoquer et mettre en scène un moment décisif de sa vie,  - où il doit regarder en face ce à quoi l'ont conduit les idéaux du romantisme dont il est tout imprégné.<br />
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Ainsi peint-il une sorte "d'allégorie réelle" où "un jeune peintre, l'esprit exalté par ses lectures, plongé dans les affres trompeuses d'une sentimentalité exacerbée, renie le monde réel, et lui tournant le dos, se précipite dans la mort, drapé de ses oripeaux romantiques." (Sylvain Amic, Gustave Courbet [Catalogue de l'exposition, 2007]).<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/p/apax/20071221-1646129308476c2b42d8e90.jpg" width="536" height="650" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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<FONT FACE=Georgia> <CENTER>3 </CENTER><br />
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Au-delà de ce qui relève de l'histoire de l'art, je constate que <I> Le fou de peur </I> est un tableau inachevé, probablement réalisé après une première composition semblable   - où au fond du précipice se dressait une allégorie de la Mort sous les traits convenus d'un squelette, composition que la radiographie a découverte sous <I> Les Baigneuses </I> (!). Donc une œuvre abandonnée aussi (probablement pour son caractère trop romantique) …<br />
Courbet n'a pu trouver une forme satisfaisante à son désir de représenter le suicide : cette voie était une impasse. Il l'a abandonnée …<br />
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Mais reste le portrait stupéfiant du <I> Désespéré </I> , qui lui, est une réussite.<br />
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Egalement, cinq ans avant de mourir, il peindra des <I >Truites </I> capturées et blessées par un hameçon,  - qui agonisent sur des pierres, palpitantes. La matière picturale est extraordinaire : la chair luisante et mouchetée des poissons semble faite d'un semis de pierres précieuses broyées … Dans la version de Zürich, en bas à gauche juste après sa signature, il écrira en rouge sang : <I> In vinculis faciebat </I> (Courbet faisait cette truite dans les chaînes) rappelant son incarcération à Sainte Pélagie après la Commune. Evoquant par cette métaphore sa souffrance de captif et de persécuté, le peintre atteint là l'un des sommets de son art.<br />
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Autre image, cette fois d'ordre symbolique, de sa confrontation avec le désespoir et la mort.<br />
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Image autrement poignante.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/p/apax/20071221-79932672476c2b7a47fc7.jpg" width="600" height="369" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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]]></content:encoded><link>http://blog.apax.gayattitude.com/20071221221259/-sur-4-autoportraits-de-courbet-iii/</link><dc:creator>Apax</dc:creator><dc:date>2007-12-21T22:12:59+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.apax.gayattitude.com/20071214221922/interieur/"><title>[Apax] INTERIEUR</title><description>



</description><content:encoded><![CDATA[<br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/p/apax/20071214-13058979564762f2d4354c9.jpg" width="650" height="488" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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]]></content:encoded><link>http://blog.apax.gayattitude.com/20071214221922/interieur/</link><dc:creator>Apax</dc:creator><dc:date>2007-12-14T22:19:22+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20071214001735/ca-calme/"><title>[occhiolino] Ca calme. </title><description>


Si les Troyens de Berlioz vous ennuient, écoutez au moins ça jusqu'à la fin. </description><content:encoded><![CDATA[<br />
<object width="213" height="197"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/CEPsskcf9GU&rel=1"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/CEPsskcf9GU&rel=1" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="213" height="197"></embed></object><br />
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Si les Troyens de Berlioz vous ennuient, écoutez au moins ça jusqu'à la fin. ]]></content:encoded><link>http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20071214001735/ca-calme/</link><dc:creator>occhiolino</dc:creator><dc:date>2007-12-14T00:17:35+01:00</dc:date></item></rdf:RDF>